Mafia 2 marque l’arrivée de la rentrée et la fin de la misère vidéo ludique dans laquelle nous étions plongés durant cet été 2010. Après huit longues années et attendu par une flopée de Mafiosi en herbe, ce titre porte de grands espoirs parmi les gamers de GTA like. En est il a la hauteur ?

Posons le décor tout de suite afin d’enlever toutes ambigüités : Mafia 2 n’est pas GTA IV. Qu’on se le dise. Une fois cette interrogation existentielle expurgée, nous pouvons partir sur de bonnes bases. Mafia 2 retrace l’histoire de Vito Scalletta, un immigré sicilien, qui après avoir été blessé puis démobilisé suite à son service sous les drapeaux américains durant la seconde guerre mondiale, revient à Empire Bay afin de retrouver son vieil ami Joe. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’il a obtenu sa démobilisation d’une façon pas très catholique, ce qui marque quelque part le début de son entrée dans la Mafia. En effet, Vito a très vite compris que deux choix s’offraient à lui pour s’en sortir et payer les dettes son défunt père : soit pousser des caisses sur le port de commerce à la sueur de son front pour une misère, soit gagner de l’argent facile mais pas forcement très propre. C’est bien évidement cette seconde option qu’il choisit en essayant de gravir les échelons et trouver sa place dans cette organisation criminelle. Comptez une douzaine d’heures afin de boucler l’histoire, sachant que la re jouabilité est faible si ce n’est pour trouver tous les magasines Playboy ou les Avis de Recherche sur la carte afin de décrocher les trophées adéquats.

Mafia 2 se déroule dans une ville totalement ouverte de 16 km2, Empire Bay, qui même si elle n’est pas aussi grande qu’une Liberty City, dispose tout de même d’une taille tout à fait respectable et de dimension plus humaine, ce qui permet notamment de retrouver plus facilement ses repères. La grande différence par rapport à un GTA IV est que, hormis le scénario principal, il n’existe pas d’objectifs secondaires à réaliser. Cela peut agacer et décevoir certains mais d’autres y verront une simplification du jeu qui permet de se focaliser sur le personnage principal avec une narration poussée, ce qui n’est pas pour déplaire avec de nombreuses cinématiques. La ville des années cinquante est superbement modélisée dans les moindres détails avec des passants et des véhicules partout qui donnent vie à la cité, même si le titre n’est pas exempt de clipping ou de baisse de frame rate ici ou là. Dans cette même ville, que ce soit le jour ou la nuit, on retrouve entre autres des stations services afin d’éviter de tomber en panne de carburant, des cabines téléphoniques pour appeler un ami, des garages pour réparer et customiser vos caisses ou des restaurants pour reprendre des forces. Votre appart constitue votre point de départ des différents chapitres à clôturer, à l’intérieur duquel on retrouve tout le confort et le charme de l’époque, sans oublier votre garage à proximité.

Le gameplay se décompose alternativement en phases de gunfights appuyées par un système de couverture plutôt bien foutu, des enchainements de conduite avec une multitude de véhicules différents qui possèdent leurs propres caractéristiques comme des coupés sport ou des camions citernes, des séquences de boxing où il faut aligner les pains contre vos adversaires pour rester en vie. Le tout sur un soupçon d’infiltration. Pour choper une voiture, vous avez le choix de crocheter la serrure avec le matériel qui va bien grâce à un mini jeu, ou défoncer la vitre au risque d’alerter les forces de l’ordre omniprésentes mais peu agressives. Néanmoins, il y a toujours moyen de trouver un arrangement avec les flics moyennant quelques billets. La bande son est magnifique. Elle vient renforcer l’atmosphère dégagée par le jeu avec des musiques typiques des fifties, une ambiance sonore aux petits oignons et un doublage français parfait sauf pour quelques problèmes de synchronisation labiale durant les dialogues.

Le contrat est donc rempli avec Mafia 2 qui réussi à nous tenir en haleine du début à la fin même si on aurait apprécié la présence de missions secondaires et un multi-joueurs en ligne totalement absent. La version PS3 est toutefois gratifiée d’un DLC exclusif gratuit dans la boite neuve, The Betrayal of Jimmy, qui permettra néanmoins de prolonger le plaisir, en incarnant un mercenaire à travers douze missions. Une belle réussite.
Evaluation: 


