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[Annonce] Festival du Jeu Vidéo 2010

Le Festival du Jeu Vidéo 2010 se tiendra du 10 au 12 Septembre 2010 à la Porte de Versailles de Paris.

Le programme de l’édition 2010 du Festival sera sensiblement différent de celui de l’année précédente.

Moins un salon qu’un événement, le Festival 2010 a pour ambition d’offrir une représentation festive du jeu vidéo. Il fait la part belle aux créateurs, aux studios, aux communautés, aux tournois, aux formations, à tous les types de jeu (mobile, consoles, online…), et à la culture vidéo ludique au sens large avec son musée du jeu vidéo, ses espaces arcades, ses expos et conférences.

Il y aura donc moins de nouveautés et plus d’animations.

L’ouverture du Festival sera marquée comme chaque année par la cérémonie des Milthon. Ces prix récompenseront cette année les créateurs de jeu les plus talentueux d’Europe.

Le business center du Festival accueillera l’édition 2010 du Game Business Summit qui met en rapport les porteurs de projets d’entreprises et de jeux, avec un ensemble d’investisseurs : www.gamebizsummit.com

Enfin, un nouvel événement organisé par Cap Digital (pôle de compétitivité Île-de-France de la filière des contenus et services numériques) aura lieu les 9 et 10 septembre à la Porte de Versailles. Future Game On (www.futuregameon.com) est la conférence européenne de l’innovation dans le jeu vidéo, avec de grands créateurs qui viendront s’exprimer sur l’avenir de la profession. Parmi eux : Casey Hudson, vice-président de Bioware et Executive Producer de Mass Effect 1 et 2.

Une fois de plus, votre humble serviteur sera sur le pont afin de couvrir l’évènement.

[Test] Mafia 2

Mafia 2 marque l’arrivée de la rentrée et la fin de la misère vidéo ludique dans laquelle nous étions plongés durant cet été 2010. Après huit longues années et attendu par une flopée de Mafiosi en herbe, ce titre porte de grands espoirs parmi les gamers de GTA like. En est il a la hauteur ?

Posons le décor tout de suite afin d’enlever toutes ambigüités : Mafia 2 n’est pas GTA IV. Qu’on se le dise. Une fois cette interrogation existentielle expurgée, nous pouvons partir sur de bonnes bases. Mafia 2 retrace l’histoire de Vito Scalletta, un immigré sicilien, qui après avoir été blessé puis démobilisé suite à son service sous les drapeaux américains durant la seconde guerre mondiale, revient à Empire Bay afin de retrouver son vieil ami Joe. C’est d’ailleurs grâce à lui qu’il a obtenu sa démobilisation d’une façon pas très catholique, ce qui marque quelque part le début de son entrée dans la Mafia. En effet, Vito a très vite compris que deux choix s’offraient à lui pour s’en sortir et payer les dettes son défunt père : soit pousser des caisses sur le port de commerce à la sueur de son front pour une misère, soit gagner de l’argent facile mais pas forcement très propre. C’est bien évidement cette seconde option qu’il choisit en essayant de gravir les échelons et trouver sa place dans cette organisation criminelle. Comptez une douzaine d’heures afin de boucler l’histoire, sachant que la re jouabilité est faible si ce n’est pour trouver tous les magasines Playboy ou les Avis de Recherche sur la carte afin de décrocher les trophées adéquats.

Mafia 2 se déroule dans une ville totalement ouverte de 16 km2, Empire Bay, qui même si elle n’est pas aussi grande qu’une Liberty City, dispose tout de même d’une taille tout à fait respectable et de dimension plus humaine, ce qui permet notamment de retrouver plus facilement ses repères. La grande différence par rapport à un GTA IV est que, hormis le scénario principal, il n’existe pas d’objectifs secondaires à réaliser. Cela peut agacer et décevoir certains mais d’autres y verront une simplification du jeu qui permet de se focaliser sur le personnage principal avec une narration poussée, ce qui n’est pas pour déplaire avec de nombreuses cinématiques. La ville des années cinquante est superbement modélisée dans les moindres détails avec des passants et des véhicules partout qui donnent vie à la cité, même si le titre n’est pas exempt de clipping ou de baisse de frame rate ici ou là. Dans cette même ville, que ce soit le jour ou la nuit, on retrouve entre autres des stations services afin d’éviter de tomber en panne de carburant, des cabines téléphoniques pour appeler un ami, des garages pour réparer et customiser vos caisses ou des restaurants pour reprendre des forces. Votre appart constitue votre point de départ des différents chapitres à clôturer, à l’intérieur duquel on retrouve tout le confort et le charme de l’époque, sans oublier votre garage à proximité.

Le gameplay se décompose alternativement en phases de gunfights appuyées par un système de couverture plutôt bien foutu, des enchainements de conduite avec une multitude de véhicules différents qui possèdent leurs propres caractéristiques comme des coupés sport ou des camions citernes, des séquences de boxing où il faut aligner les pains contre vos adversaires pour rester en vie. Le tout sur un soupçon d’infiltration. Pour choper une voiture, vous avez le choix de crocheter la serrure avec le matériel qui va bien grâce à un mini jeu, ou défoncer la vitre au risque d’alerter les forces de l’ordre omniprésentes mais peu agressives. Néanmoins, il y a toujours moyen de trouver un arrangement avec les flics moyennant quelques billets. La bande son est magnifique. Elle vient renforcer l’atmosphère dégagée par le jeu avec des musiques typiques des fifties, une ambiance sonore aux petits oignons et un doublage français parfait sauf pour quelques problèmes de synchronisation labiale durant les dialogues.

Le contrat est donc rempli avec Mafia 2 qui réussi à nous tenir en haleine du début à la fin même si on aurait apprécié la présence de missions secondaires et un multi-joueurs en ligne totalement absent. La version PS3 est toutefois gratifiée d’un DLC exclusif gratuit dans la boite neuve, The Betrayal of Jimmy, qui permettra néanmoins de prolonger le plaisir, en incarnant un mercenaire à travers douze missions. Une belle réussite.

Evaluation: ★★★★★ 

[Annonce] Paris Games Week 2010

Le nouveau salon jeu vidéo du Paris Games Week se tiendra pour la première fois Hall 1 de la Porte de Versailles à Paris, du 27 au 31 Octobre 2010, sur une surface totale de 20.000 m2.

Le Syndicat des Editeurs de Logiciels de Loisir, le SELL, est à l’origine de ce nouveau salon. L’objectif annoncé est d’afficher un évènement de dimension internationale comme l’E3, le TGS ou la Gamescom avec 100.000 visiteurs attendus pour cette première édition.

La liste non exhaustive des exposants est la suivante:

Comme d’habitude, je serai sur place afin d’arpenter en long, en large & en travers les allées et couvrir l’événement …

Stay tuned !

4 nouveaux coloris pour la manette DualShock 3

A partir du 22 septembre prochain, vous pourrez découvrir en magasin quatre nouvelles couleurs pour la manette DualShock : blanche, bleue, rouge et silver !

Ces modèles seront disponibles au prix de vente conseillé de 59,99€, comme les DualShock noir.

Désormais, chacun sa couleur !

[Test] Kane & Lynch 2: Dog Days

Kane & Lynch, premier volet du nom, n’avait pas forcement soulevé l’enthousiasme des foules, peut être à cause de sa réalisation qui n’était clairement pas à la hauteur. Les deux psychopathes nous reviennent dans un second volet qui tente de faire oublier les défauts de son prédécesseur.

Kane & Lynch se retrouvent dans Shangai, en Chine donc pour les nuls en géographie, afin de boucler un contrat qui aurait dû passer comme une lettre à la poste. Oui mais voila, ce rendez vous qui aurait dû être une simple formalité se transforme rapidement en un sac de nœud inextricable qui n’était absolument pas prévu face à la pègre locale et à la police. Le jeu vire donc très rapidement en une succession de gunfights bodybuildés à la testostérone où vous allez devoir, à l’aide de votre compère, arroser tout ce qui bouge. Même si le titre comporte une trame de scénario, l’essentiel n’est pas là dans ce jeu de tir à la troisième personne.

Ce qui frappe à l’ouverture du jeu, outre la séquence d’introduction saignante, c’est l’aspect graphique particulièrement travaillé. Les mauvaises langues diront que c’est pour masquer une pauvre réalisation technique mais les développeurs ont volontairement bruité l’image à l’écran avec des couleurs saturées et un grain prononcé. Avec les mouvements de caméra portée à l’épaule, le rendu général donne dans l’aspect docu réalité crado du meilleur effet. Cette apparence visuelle ne laisse pas indifférent : on aime ou on n’aime pas, c’est selon mais la caméra remue un maximum quand Kane et Lynch décident de prendre la poudre d’escampette. Le jeu est très violent avec notamment une scène particulièrement choquante. Certaines zones sont même floutées à l’écran pour masquer cette violence omniprésente ou la nudité. Il est bon de rappeler que Kane & Lynch 2 est interdit à la vente pour les moins de 18 ans et que les dialogues sont vulgaires au possible.

Pour le reste, le gameplay est très linéaire avec une petite dizaine d’armes différentes à disposition dans des décors variés de Shangai et des ennemis qui se ressemblent tous plus ou moins, sans boss de fin de niveau. Les ficelles habituelles sont disponibles comme le tir en couverture ou prendre un otage en tant que bouclier humain. Le titre est assez facile en difficulté normale et ne comptez pas plus de six heures afin de voir s’afficher le générique de fin, ce qui est très peu. A noter que le jeu comporte quelques bugs graphiques.

Mais Kane & Lynch 2 tire sa force dans son aspect multi joueurs. Le mode histoire en campagne est entièrement jouable en coopération, en écran splitté ou en ligne avec un ami ou un inconnu sur le PlayStation Network. Trois modes de jeu originaux jusque douze joueurs sont disponibles. Durant le mode « Fragile Alliance », vous devez vous emparer d’un butin avec vos compères puis échapper à la police grâce à un véhicule. Vous pouvez aussi choisir de trahir un de vos compagnons afin de lui piquer son pognon avant que les autres criminels tentent de vous abattre à leur tour. Dans ce cas, vous respawnez en tant que Flic. Le principe est quelque peu identique en mode « Flic Infiltré » où il est certain que l’équipe comporte une taupe. Enfin, durant les séquences de « Flics contre Voleurs », les parties s’articulent autour de matches à mort par équipe plus classiques où il faut soit défendre, soit voler le magot. Plus vous amassez d’argent, plus vous pouvez achetez des armes supplémentaires.

A la finale, on obtient un TPS assez classique dans sa jouabilité mais efficace, avec un aspect visuel très prononcé et spécifique. Le titre pèche clairement par sa nano durée de vie en solo mais se rattrape par son mode coopération en ligne et le multi joueurs. Les plus réfractaires au genre n’y verront qu’un jeu de shoot de plus sans intérêt tandis que les aficionados se délecteront d’un gameplay bien bourrin et défouloir.

Evaluation: ★★★½☆