Les Studios Pandemic à qui nous devons Mercenaries 2 nous proposent aujourd’hui leur dernier titre avant de mettre la clé sous la porte pour cause de fermeture par Electronic Arts: The Saboteur. Peut-on livrer un jeu vidéo de qualité dans ces conditions ? Réponse dans la suite …
La France sous l’occupation Allemande
The Saboteur vous plonge dans l’ambiance de la France sous l’occupation Allemande et Nazie de la Seconde Guerre Mondiale. Vous interprétez Sean Devlin, un mécanicien Irlandais en exil qui dont la destinée est de devenir pilote de course de l’écurie familiale. Malheureusement lors d’une course en Allemagne celui-ci se voie honteusement arraché la victoire par un Nazi qui n’hésite pas à tricher, le vilain. Voulant lui rendre la monnaie de sa pièce, Sean lui a détruit sa voiture. Malheureusement ce Nazi, Kurt Drieker, est aussi membre de la Gestapo locale et après avoir estimé que Sean était un espion à la solde de l’armée Anglaise, Driker a abattu l’ami de Sean, Jules en guise de represaille afin de le faire parler. Dès lors, l’obsession de l’Irlandais devient de retrouver cet allemand pseudo champion automobile afin de lui faire la peau. Vous allez donc parcourir toute la capitale française comme quelques régions telles la Picardie ou la Champagne Ardennes afin de parvenir à vos fins. Comptez une quinzaine d’heures afin de boucler le scénario principal sans toutes les nombreuses quêtes annexes à remplir.
Entre GTA & Assassin’s Creed
Il ne faudra pas s’étonner sur le fait que les studios Pandemic ont une vision particulière de Paris. Même si on retrouve les grands quartiers de la capitale comme Montmartre, La Tour Eiffel ou la Gare de l’Est par exemple, la géographie stricte n’est pas respectée et c’est encore pire lorsque Sean quitte la ville à pied et qu’il se retrouve directement en Champagne Ardennes. Même incohérence au niveau des dates où les puristes de l’histoire de France trouveront certainement des anachronismes de toutes parts. Néanmoins, The Saboteur n’a pas pour vocation d’être une reconstitution historique ou géographique et le principal demeure de prendre du plaisir à jouer, ce qui est le cas. Au niveau du gameplay justement, The Saboteur se situe entre un monde ouvert bac à sable à la GTA Like & Assassin Creed. GTA pour le coté ville ouverte avec des objectifs principaux et secondaires à remplir avec la possibilité de monter à la volée à l’intérieur de nombreux véhicules, Assassin Creed car Sean a la possibilité de grimper sur le toit de tous les bâtiments afin de passer incognito, même si sa démarche et son aisance à escalader est moins fluide que celle d’un Altaïr ou d’un Ezio. Une partie de la clé du succès repose donc sur la discrétion à travers divers indicateurs qui vous affichent le niveau de vigilance de vos ennemis à ne pas perturber sous peine de faire sonner l’alarme générale et de devoir fuir dans la foulée. Les missions sont diverses et variées, du sabotage grâce la pose d’explosif jusqu’à élimination physique pure et simple. Il ne faudra pas oublier de ramener des articles de contrebande au marché noir afin de faire vos emplettes en armes, en cartes ou en améliorations en tous genres. Et en cas de coup dur, vous pourrez toujours compter sur la résistance française afin de vous prêter main forte dans une embuscade.
Le Noir & Blanc se transforme en Couleur
La touche graphique du titre est très singulière. Les quartiers de Paris que vous ne maitrisez pas encore demeurent en noir et blanc : il n’y a quasiment que les Croix Gammées qui ressortent en rouge. Il est nécessaire de télécharger un pack payant sur le PlayStation Store “Les Nuits Parisiennes” afin de voir apparaitre les filles aux seins nus, débloquer de nouvelles cachettes et un nouveau jeu de bar mais les acheteurs de la version neuve disposent d’un code gratuit et unique dans la boite. Certaines version du jeu ont vu carrément les Croix Gammées disparaitre. Au fur et à mesure que la Résistance reprend le terrain, les quartiers reprennent de leurs couleurs et laissent apparaître des bâtiments et paysages fort jolis. Les affichages sont fins, détaillées et retranscrives fidèlement l’image qu’il est possible de se faire du Paris de l’époque, d’autant plus que la bande son avec les musiques des années 40 ou 50 est parfaite. On retrouve les cabarets chauds des beaux quartiers avec des danseuses forts dévêtues ou des bâtiments que tout à chacun peut croiser au quotidien. En tant que français, il est très plaisant de jouer dans un environnement familier à l’opposé de Los Angeles ou de Liberty City par exemple. Les dialogues sont à l’avenant avec des allemands parlant français avec leurs accents teutons
The Saboteur se révèle donc être un jeu de qualité qui malgré la fermeture prématurée du studio de développement tient toute ses promesses. Ce n’est pas un GTA like de plus insipide et sans saveur mais un réel titre qui apporte sa touche d’originalité et ce aussi grâce à son contexte historique et géographique. Une bonne surprise.
Note globale : 17/20
THE SABOTEUR PS3
Electronic Arts The saboteur
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64.49







Très sympa ton test ! Sa donne envie surtout qu’on peut le trouver pour pas trop cher en import !
c’est effectivement une bonne surprise .J’ai pu l’essayer 1h avec plaisir et ma chérie me l’a commandé en version UK sur 360 ( non censurée ) .vivement qu’il arrive !
Très bon test en tt cas
Vraiment une expérience à vivre ce The Saboteur
La découverte de ce jeu fut pour ma part une excellente surprise! Le début prend aux tripes, et l’immersion est totale. Par contre, le mode infiltration est parfois ridicule et aurait pu être amélioré! Idem pour ce qui est de fuir les boches quand l’alarme a été débranchée, la procédure est un peu simpliste…
… Ceci dit, on en oublierait presque les missions secondaires.
Mention spéciale à la campagne principale qui est très bien ficelée. C’est en jouant la campagne principale qu’on accroche vraiment et qu’on ne peut plus s’arrêter avant d’avoir fini